L’été est terminé… Vive l’automne ! Mais avant de se plonger dans les festivités d’arrière-saison, il est temps de faire mon bilan de lecture du mois d’août. Entre grosses déceptions et grosses claques, j’ai encore surfé sur des montagnes russes livresques !
En août, j’ai lu 17 ouvrages, dont pas mal de nouvelles et de livres audio (on ne change pas une formule qui fonctionne). En revanche, je n’ai qu’une seule BD au compteur, moi qui me régale habituellement d’œuvres graphiques. Il faut dire aussi que mon mois de vacances a été bien chargé ! Une seule BD donc, mais 7 nouvelles/novellas, 5 romans et 4 livres audio.
La seule bande-dessinée que j’ai lue en août s’intitule Somna, de Becky Cloonan et Tuta Lotay, paru aux éditions Delcourt en novembre 2024. Une beau voyage graphique dans un petit village de l’Angleterre du 17ème siècle où la chasse aux sorcières bat son plein. Ingrid est mariée à Roland, un curé totalement dévoué à sa cause. Un peu trop aux yeux d’Ingrid, qui, pour assouvir les pulsions que son époux refuse de satisfaire, s’échappe dans ses mondes oniriques où le Malin finit par la rattraper. L’ambiance sombre et oppressante est restituée à merveille par des dessins vifs et une coloration contrastée. Une belle découverte faite sur Nextory !

Du côté des novellas, j’ai poursuivi mon exploration du cosmos à travers la collection Une Heure Lumière des éditions Le Bélial’, à commencer par Le Regard de Ken Liu, sorte de thriller cyberpunk aux clichés vus et revus (ça s’appelle Le regard, c’est vu et revu… t’as compris la blague ?), des personnages sans grand intérêt, un ton particulièrement banal, bref, Ken Liu nous a habitué à mieux. Autre novella, autre ambiance, avec Un pont sur la brume de Kij Johnson. C’est une autrice qu’il me tardait de lire tant j’ai entendu de bien sur elle. Et je viens confirmer ces dires, puisque ce texte est admirable. En moins de 100 pages, c’est tout un univers de fantasy qui nous est présenté de façon simple et abordable, des personnages touchants et humains, des thèmes forts et universels. Une réussite ! Pour finir avec UHL, j’ai lu Barbares, de Rich Larson. Déjà, rien que la couverture est sublime et invite au voyage ! Je rappelle que c’est Aurélien Police qui a illustré toute la collection et que son talent est immense. Dans Barbares, deux contrebandiers partent explorer le cadavre en décomposition d’un nagevide, une créature cosmique titanesque dont la taille est similaire à celle d’une planète. Embauchés par de riches jumeaux, les voyous de l’espace vont découvrir à leurs dépends un secret jusque là bien gardé. Un plaisir de partir en exploration sur ce monstre géant décomposé flottant dans le vide intersidéral.



Toujours dans les novellas, j’ai lu Aucune femme au monde de Catherine Lucille Moore. J’avais reçu cet ouvrage dans mon abonnement à la box Kube, et le libraire a visé juste ! Deirdre, une star de la téléréalité, décès dans l’incendie de sa maison. Un scientifique fou va récupérer son cerveau pour le transplanter dans un corps gynoïde, pour qu’elle vive à jamais. On est en plein dans le sujet du transhumanisme et de ses limites. C’est une œuvre véritablement visionnaire puisque l’autrice a écrit ce texte en 1944 ! Une pépite à découvrir dans la collection Dyschroniques du Passager Clandestin. Les deux autres ouvrages dont je vais parler font d’ailleurs partie de cette même collection. Je les ai lus tous les deux sur Nextory. Il s’agit tout d’abord de Destination fin du monde, de Robert Silverberg, un texte très court de moins de 50 pages dans lequel l’humanité a un nouveau passe-temps : voyager dans le futur pour assister à la fin du monde. Rien que ça ! Bon, ce sont surtout les personnes riches qui peuvent s’offrir ce luxe. Tandis qu’ils s’offrent ces sursauts temporels inédits, le monde autour eux s’effondre réellement. Mais que vaut le plaisir de raconter à ses amis qu’on a vu mourir le dernier être vivant sur Terre comparé au train-train quotidien du changement climatique, des guerres, de la pauvreté ? J’ai lu quasiment dans la foulée 37° centigrades de Lino Aldani, qui nous projette dans un futur ultra-higyéniste où le gouvernement traque votre santé car si vous tombez malade, c’est que vous l’avez bien cherché ! Alors n’espérez pas sortir de chez vous sans un gilet, manteau, thermomètre, pastilles pour la gorge, aspirine, sinon, la Convention Générale Médicale risque bien de vous tomber dessus.



Enfin, j’ai lu la novella Le coffret des abîmes de Gertrude Barrows Bennett. Je sais que la maison d’édition a fait le choix de laisser son pseudo lors de la réédition de cette œuvre, mais moi je fais le choix de remettre la lumière sur l’autrice au lieu de continuer de l’appeler par un nom qu’elle n’a pas choisi pour signer ses récits ! Elle était d’ailleurs appelée « la femme qui a inventé la dark fantasy », alors il est temps de remettre les pendules à l’heure et d’arrêt l’invisibilisation des autrices. Voilà, j’ai gueulé, maintenant je raconte l’histoire. Un étrange bloc d’écailles vert bleuté est remonté de l’océan par un marin dans les Açores, qui s’avère être un coffret à l’ouverture inviolable. L’objet se retrouve par la suite chez un antiquaire du New-Jersey qui le vend à un riche collectionneur (ça va, tu suis ?). Ce dernier développe une obsession maladive pour le petit coffre, au point de mettre en danger sa propre nièce, unique héritière de sa fortune. Un récit fantastique à la limite du cauchemar, dont la couverture réalisée par Enki Bilal ne rend absolument pas grâce (et parce que Bilal est devenu un sacré gros con). Mais lisez le, vraiment !

On passe maintenant aux livres audio ! Au retour des vacances, j’ai écouté dans la voiture un thriller qui m’a tenu en haleine : La Psy de Freida MacFadden. Après un avis mitigé au sujet de La femme de ménage, que je trouve largement surcoté, La Psy a réussi à totalement me séduire et je me suis laissée prendre au jeu. J’ai d’ailleurs enchaîné avec La Prof, de la même autrice, que j’ai trouvé un peu en dessous mais qui a tout de même bien fonctionné. Je comprends que ces romans se vendent autant, leurs intrigues sont addictives, les secrets bien gardés et les révélations inattendues !


J’ai écouté L’impossible retour d’Amélie Nothomb. Je ne sais pas pourquoi je suis passé à côté de ce roman lors de la rentrée littéraire 2024, moi qui habituellement me rue sur le nouveau Nothomb à chaque sortie. En vérité, je ne l’ai pas autant apprécié que Tant mieux sorti cette année, dont je vais parler un peu après. J’ai trouvé le récit ennuyeux et égocentrique au possible. Alors oui, je sais que les romans de Nothomb parlent d’elle en général, mais là, c’était trop pour apprécier. Moi je, moi je, moi je. Un peu d’humilité, bon sang ! Et puis malheureusement pour moi, l’audio que j’ai écouté dans la foulée n’était pas vraiment meilleur. La fille au pair de Sidonie Bonnec (oui, oui, l’animatrice télé sur M6) est un ramassis de clichés du polar. Rien que le titre déjà donne une idée. Oui, une jeune bretonne s’expatrie à Londres pour échapper à son quotidien terne et morose. Oui, la famille qui l’accueille a des secrets. Oui, il va lui arriver des bricoles. Non, ce n’est ni original ni surprenant. Voilà ce que j’avais à en dire. A vous les studios.


On passe enfin aux romans avec Hors Caste, de Marge Nantel. Il est à l’origine paru en 2022 aux éditions Noir Absinthe (malheureusement cette ME n’existe plus aujourd’hui). Cette réédition des éditions Mnémos est sortie en avril 2025 et je l’ai reçu de la part de la ME pour un service presse non rémunéré. Si tu veux en savoir plus, tu peux lire ma chronique publié sur le blog il y a quelques jours. La lecture qui suit est également un service presse non rémunéré que j’ai reçu de la part des éditions Robert Laffont (dont je suis partenaire). Il s’agit de La chute des anges, de Frank Herbert. Spoiler : j’ai pas aimé ! Ma chronique est elle aussi disponible sur le blog si tu veux savoir pourquoi je l’ai trouvé nul. Ensuite, je t’en ai parlé un peu avant, j’ai lu le dernier roman d’Amélie Nothomb, Tant mieux. Et il est tellement meilleur que ce qu’elle nous a sorti l’an dernier ! Non seulement elle n’y parle pas d’elle mais de sa mère, mais en plus elle relate la vie de sa génitrice d’une manière si belle et touchante, c’est un texte particulièrement intime pour celle qui n’avait parlé que de son père jusque là (dans Tuer le père et Psychopompe). Cependant, encore une fois, j’ai trouvé le texte bien court, d’autant plus qu’il est imprimé dans une police de grande taille avec des marges énormes, si bien que le texte se lit en moins de 2 heures. C’est tout de même un excellent roman que je vous recommande si vous aimez l’autrice.



On arrive à présent à mon gros coup de cœur du mois ! Il s’agit de Le mensonge suffit de Christopher Bouix, paru aux éditions du Diable Vauvert en avril 2025, et dont j’avais déjà adoré Alfie paru en 2022. On replonge avec délectation dans l’univers satirique de l’auteur qui nous projette cette fois sur un plateau de télé futuriste, où un homme est jugé par un androïde et par le public qui peut voter ou non sa culpabilité. C’est intelligent, c’est surprenant, c’est addictif, le ton est drôle et absurde, ça pourrait même faire un épisode de Black Mirror ! Bref, lisez-le, c’est génial ! Pour finir, j’ai reçu un roman dans le cadre d’une Masse Critique privilégiée de Babelio, livre à paraître aux édition du Seuil le 12 septembre prochain. Il s’agit de Strange Houses, du mystérieux Uketsu, dont j’avais beaucoup apprécié le précédent opus Strange Pictures. Si la mayonnaise avait bien pris pour cet opus paru en janvier dernier, ce nouveau thriller n’a pas su me convaincre. Trop répétitif et trop alambiqué, je n’ai pas accroché alors que j’en avais vraiment envie. Je l’ai pourtant lu d’une traite, car l’auteur sait garder son public captivé.


J’ai terminé ce tour de mes lectures aoûtiennes (ça se dit ?), il est désormais temps d’accueillir comme il se doit le mois de septembre et l’automne, mais surtout, le challenge que j’attends le plus chaque année, j’ai nommé le Pumpkin Autumn Challenge organisé par Guimause Terrier ! Tu peux d’ailleurs consulter ici la pile à lire que j’ai sélectionnée pour ce challenge.
En attendant, je te dis au mois prochain !









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