« Chaque lecture est un acte de résistance  » Daniel Pennac

Mon bilan lecture du mois de décembre 2025

Et voilà, le dernier mois de l’année est achevé ! Une année livresque qui fut riche en découvertes, en émotions et en rencontres ! Mais surtout un mois de décembre durant lequel j’ai malgré tout réussi à lire, entre la folie des fêtes et les nombreux bilans de fin d’année à dresser. J’ai lu seize livres en décembre, dont trois BD, un manga, cinq nouvelles dont quatre de la collection Dyschroniques, deux recueils de nouvelles et cinq romans, dont trois en audio.

Commençons par les graphiques, pour changer un peu de d’habitude. J’ai lu Deathbringer, d’Ismaël Legrand, un récit de dark fantasy qui m’a entraînée dans les confins d’un univers médiéval occulte et sombre, dans une traque aux hérétiques aux côtés de membres de l’Inquisition. J’en avais parlé il y a quelques jours sur le blog. J’ai enchaîné ensuite deux BD en une journée, deux ouvrages aux styles et aux propos radicalement différents ! Tout d’abord, Nepka, de Séverine Vidal et Nina Ramsey, paru aux éditions Robert Laffont dans la collection Inari (dirigée par Mickaël Brun-Arnaud, auteur des Mémoires de la forêt). Nepka, c’est une fable onirique qui porte sur la culture aïnoue, un peuple aborigène vivant pour la plupart sur l’île d’Hokkaidô au Japon. La jeune Nepka s’attache à une ourse capturée pour être sacrifiée par les siens lors d’un rituel qui doit leur apporter la sécurité des dieux. Mais la jeune fille va commettre l’irréparable et se fait chasser du village. Cet ouvrage est une ôde aux traditions et à la culture, mais aussi un magnifique récit initiatique dans lequel courage, loyauté et amitié ne font plus qu’un. Un petit bijou. Dans un registre totalement opposé, j’ai lu Beneath the trees, where nobody see, de Patrick Horvath, paru chez Ankama éditions. Tout démarre dans une petite ville tranquille, Woodbrook, dans laquelle vit Samatha, une ourse travaillant dans une quincaillerie. Les dessins naïfs et enfantins laissent rapidement la place à un sujet beaucoup plus adulte et sombre. Le décalage qui naît entre les dessins et le récit est un régal absolu, je ne m’attendais pas à une telle originalité de traitement. Vraiment une incroyable découverte en cette fin d’année !

Dans la catégorie manga, un seul ouvrage en décembre, mais quel ouvrage ! Depuis un petit moment, j’explore les oeuvres d’Hideshi Hino, et j’ai lu Onimbo, un yokai mi-enfant mi-démon qui traque les vers infernaux pour les manger. Tu peux retrouver ma chronique sur le blog.

En décembre, j’ai continué mon exploration des textes publiés dans la collection Dyschroniques des éditions du Passager Clandestin, en ajoutant quatre nouveaux textes à mon tableau de lecture. Tout d’abord, Le gouffre infini, de Marta Randall, sur lequel je ne m’étendrai pas trop ici puisque je l’ai chroniqué sur le blog il y a peu de temps. Ensuite, L’épidémie, de Clifford D. Simak, premier texte de cet auteur que je lis et dont j’aimerais poursuivre l’exploration en 2026. Je n’ai pas été vraiment emballée par ce récit trop court à mon goût, trop éloigné des textes de SF auxquels je m’étais habituée dans cette collection. Je pensais lire un récit d’anticipation dans le même genre que 37° centigrades, de Lino Aldani, et j’ai finalement eu un texte très (trop) ancré dans la réalité. J’ai ensuite lu en format numérique A voté, courte nouvelle d’Isaac Asimov qui porte sur le processus démocratique aux États-Unis. Publiée initialement en 1955, cette nouvelle imagine les élections présidentielles de 2008, où désormais, un unique électeur désigné par un ordinateur ultra sophistiqué capable de choisir LE citoyen le plus représentatif du pays. Au delà de l’aspect improbable de ce postulat, Asimov cherche surtout à démontrer la dangerosité des sondages d’opinions et de la technologie, à une époque où ceux-ci se développent de plus en plus. Enfin, j’ai lu Le temps d’un souffle, je m’attarde, de Roger Zelazny. Il faut savoir que c’est un titre de la collection que j’avais envie de lire depuis fort longtemps pour son sujet qui me plaît énormément. Sur Terre, l’humanité a totalement disparu. Seuls subsistent des intelligence artificielles, en charge de reconstruire le monde. Seulement, l’une d’entre elles se prend de passion pour les êtres humains, et a pris la décision de devenir humaine. Un texte touchant et émouvant qui explore une question philosophique vertigineuse : qu’est-ce qui fait d’un humain, un humain ?

Pour finir avec les novellas, j’ai lu Le nouvel équilibre, d’Amélie Géal, paru aux éditions Robert Laffont. Ce texte aurait pu être d’un grand intérêt s’il n’avait pas été autant fouillis et ses sujets survolés. Je suis vraiment déçue car il a un énorme potentiel, mais tout reste trop en surface sans jamais être vraiment développé. On se retrouve bombardé de mille informations différentes en une petite centaine de pages, si bien qu’on a l’impression d’un fourre-tout d’idées dont aucune d’entre elles ne semble aboutie. Un vrai dommage, car le récit mériterait un roman entier.

Passons désormais aux recueils de nouvelles. J’en ai lu deux, de deux très grandes autrices. Tout d’abord, Méfiez-vous du chien qui dort, de Nancy Kress, paru aux éditions ActuSF dans la collection Hélios. Dans ce recueil sont compilées six nouvelles de l’autrice étasunienne, dont le texte qui prête son nom au titre de l’ouvrage. Nancy Kress explore dans ces récits des sujets qui lui sont chers, comme la génétique, l’éthique, les expérimentations et les limites de la science. Six textes passionnants qui ouvrent des pistes de réflexions intéressantes sur l’humanité et les dérives de la science. Le deuxième recueil que j’ai lu est beaucoup plus court, il s’agit d’Une très bonne hérétique, de Becky Chambers, paru aux éditions L’Atalante. C’est aussi ma toute dernière lecture de l’année 2025, et je suis heureuse de terminer sur une note aussi positive ! Cinq textes composent ce recueil, cinq récits qui prennent place dans un lointain futur, sur de lointaines planètes. Les thèmes chers à l’autrice y sont traités de manière bienveillante et apaisée, notamment sur le fait de trouver sa place dans une société en mutation constante ou l’acceptation de soi dans un monde qui rejette la différence.

On termine donc ce bilan mensuel avec les romans. Comme dit plus haut, j’en ai terminé cinq, dont trois en audio sur Nextory. Pour commencer, j’ai lu le tome 2 des Guerriers de l’esprit, d’Ingrid Lemmer, paru en septembre dernier en auto-édition. J’en ai fait une chronique sur le blog que je te mets en lien. Le deuxième roman papier que j’ai lu, c’est Esther, d’Olivier Bruneau, paru aux éditions du Tripode. J’ai reçu cet ouvrage dans ma dernière box Kube et je dois dire que le récit m’a pas mal déçue. Je m’attendais à une réflexion intéressante sur le statut des robots intelligents dans la société, sur leur place parmi les humains et sur la façon dont ils sont capables d’évoluer. A la place, j’ai eu droit à une sorte de techno-thriller bourré de clichés et de scènes de sexe aussi malaisantes qu’inutiles. J’ai l’impression que le récit était plus l’occasion pour l’auteur de balancer ses fantasmes inavoués sur les robots sexuels plutôt que de proposer une véritable réflexion sur leur place dans la société de demain. Côté audio, j’ai tout d’abord écouté L’arche de mère, de Pierre Bordage (qui nous a malheureusement quittés fin décembre). La version papier est sortie en septembre dernier aux éditions Scrinéo, et en audio chez Blynd productions, lu par Aline Chetail. On connaît l’auteur pour ses fresques monumentales de SF comme Les guerriers du silence, malheureusement dans ce récit je me suis trouvée face à des personnages qui ne m’ont pas vraiment inspiré d’empathie ni même d’attachement, je les ai trouvés très désincarnés par rapport aux enjeux qui pèsent sur eux. Je t’en ai parlé plus en détail dans une chronique sur le blog. J’ai ensuite écouté Les champs de la lune, de Catherine Dufour, qui lui, m’a profondément touchée ! L’autrice a un talent indéniable pour offrir des oeuvres riches de sens et des personnages à la profondeur psychologique travaillée. Si tu veux en savoir plus, tu peux lire ma chronique. Pour terminer, j’ai écouté 8.2 secondes, de Maxime Chattam. J’écoute peu de thrillers/polars, et c’est un tort car certains sont vraiment excellents, comme celui-ci qui m’a littéralement scotchée par son approche originale et son dénouement inattendu ! Un vrai bon roman de thriller que je vous recommande si tu aimes le genre ou si tu souhaites tout simplement découvrir l’auteur.

J’en ai terminé avec mes lectures du dernier mois de l’année ! Il ne me reste plus qu’à te souhaiter une excellente année 2026, qu’elle soit remplie de lectures, de partage et de rencontres. Pour ma part, je vais aller me fixer mes nouveaux objectifs pour l’année ! On se retrouve le mois prochain pour le premier bilan mensuel de 2026, d’ici là, prends soin de toi.

One response to “Mon bilan lecture du mois de décembre 2025”

  1. Avatar de tampopo24

    Très belle année à toi aussi ✨️
    Je te remercie encore de ta mise en avant de ces courts récits ce mois-ci. Ça m’a donné terriblement ravie quand je serai à jour sur les UHL.
    Ravie que tu aies apprécié Beneath the trees qui fut une grosse surprise ici aussi.

Laisser un commentaire

Moi, C’est Anne-Charlotte

Bienvenue sur mon blog littéraire ! Ici, tu pourras lire des chroniques et revues livresques, tu trouveras mes bilans de lecture, des coups de cœur et des coups de gueule, de belles découvertes et de terribles déconvenues, en bref, tout ce qui fait vivre mon petit cœur de grande lectrice ! Bonne navigation sur mes océans littéraires 🌊

Découvre mes derniers posts sur Instagram

albin michel imaginaire amour ankama auto-édition avis lecture avis livresque BD bilan livresque blog littéraire chronique littéraire chronique livresque contemporain dark fantasy dyschroniques féminisme graphique IA intelligence artificielle label 619 le bélial lecture le passager clandestin littérature livres magie mythologie grecque nouvelle Novella oeuvre graphique polar retour lecture robert laffont réécriture SF thriller utopie éditions actusf éditions argyll éditions l'atalante éditions la volte éditions Le Bélial éditions le passager clandestin éditions mnémos éditions rivages éditions robert laffont

janvier 2026
L M M J V S D
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031