« Chaque lecture est un acte de résistance  » Daniel Pennac

SF et féminisme : 8 ouvrages incontournables à découvrir

Aujourd’hui, nous sommes le 8 mars, Journée Internationale de lutte pour les droits des femmes (et non journée de la femme comme on peut le lire dans beaucoup de publicités). Si le capitalisme essaie de s’approprier cette journée pour nous vendre des aspirateurs et des soins amincissants, nous devons nous approprier cette journée de lutte qui est là pour nous rappeler que nos droits ne sont jamais totalement acquis et que nous devrons toujours nous battre pour les conserver. On le constate tous les jours dans le monde entier avec la montée de l’extrême-droite qui s’essuie les pieds sur les droits des femmes.

A cette occasion, j’ai sélectionné des ouvrages de science-fiction qui abordent des thématiques féministes, comme le droit à disposer de son corps, la place de la femme dans la société, les violences sexistes et sexuelles, les attentes sociétales qui pèsent sur les femmes ou le statut des femmes transgenres.

L’humanité-Femme, de Joanna Russ

Joanna Russ a écrit ici l’un des romans les plus vrais, les plus durs, les plus irritants, les plus audacieux – et peut-être le plus partial de tous – sur la condition de la femme dans notre univers phallocratique. Et sur son envers, sur ce qu’elle pourrait – devrait – être. Seule une femme pouvait asséner avec tant de franchise et de truculence sa part de vérité, et seule sans doute, la science-fiction – genre pourtant réputé masculin – pouvait permettre de la communiquer.

Libère-toi, Cyborg !, d’ïan Larue

Gynoïdes, sorcières, vampires, chiennes et souris de laboratoire : toutes sont liées à la cyborg de Donna Haraway. Reprenant la liste d’auteurs et autrices de science-fiction féministe citées à la fin du Manifeste cyborg, ïan Larue redéfinit cette figure fondatrice dans la pensée de la philosophe : »La cyborg, c’est l’esclave noire qui apprend à lire dans un roman d’Octavia Butler ; la jeune fille encapsulée qui, loin de se sentir handicapée, connaît des milliers de connexions ; la fille-orque transportée dans les étoiles. La cyborg est l’hybride suprême, hybride entre une femme réelle et un personnage de roman qui se superpose à elle pour la doter de mille nouvelles possibilités dont celle, fondamentale, de faire éclater capitalisme, famille et patriarcat. »

L’incivilité des fantômes, de Rivers Solomon

Aster est une jeune femme que son caractère bien trempé expose à l’hostilité des autres. Son monde est dur et cruel. Pourtant, elle se bat, existe, et aide autant qu’elle le peut, avec son intelligence peu commune, ceux et celles qu’elle peut aider. Mais un jour, un type la prend en grippe. Et Aster comprend qu’elle ne peut plus raser les murs, et qu’il lui faut se tenir grande. Sa rébellion est d’autant plus spectaculaire qu’elle est noire, dans un vaisseau spatial qui emmène les derniers survivants de l’humanité vers un éventuel Eden, un vaisseau où les riches blancs ont réduit en esclavage les personnes de couleur. Un premier roman qui prend pour prétexte la science-fiction pour inventer un microcosme de l’Amérique, et de tous les maux qui la hantent, tels des fantômes.

Résolution, de Li-Cam

L’Adelphie est une communauté indépendante créée à Langlade selon les idées de Wen. Ce projet utopique est né de son blog Le Monde selon Wen et fonctionne avec l’aide d’une intelligence artificielle appelée Sun. Choisie par le docteur Yao Kouamé, Wen a donné à cette IA une dimension humaine pour accompagner ce nouveau modèle de société.

Alors que le reste du monde s’est effondré et que l’humanité s’enlise dans un système chaotique, les Adelphes tentent de construire une société nouvelle fondée sur le libre arbitre, la liberté d’exister et des innovations technologiques. Les habitants expérimentent chaque jour cette utopie fragile, racontée à travers les cahiers de Wen, dont la voix rappelle celle de Lauren dans La Parabole du semeur d’Octavia Butler.

Vox, de Christina Dalcher

Jean McClellan est docteure en neurosciences. Elle a passé sa vie dans un laboratoire de recherches, loin des mouvements protestataires qui ont enflammé son pays. Mais, désormais, même si elle le voulait, impossible de s’exprimer : comme toutes les femmes, elle est condamnée à un silence forcé, limitée à un quota de 100 mots par jour. En effet, le nouveau gouvernement en place, constitué d’un groupe fondamentaliste, a décidé d’abattre la figure de la femme moderne. Pourtant, quand le frère du Président fait une attaque, Jean est appelée à la rescousse. La récompense ? La possibilité de s’affranchir – et sa fille avec elle – de son quota de mots. Mais ce qu’elle va découvrir alors qu’elle recouvre la parole pourrait bien la laisser définitivement sans voix…

Hard Mary, de Sofia Samatar

Par une froide nuit d’hiver, dans un village de Pennsylvanie appelé Jericho, des filles d’une communauté religieuse découvrent dans une grange un buste féminin métallique ; un robot fabriqué par Profane Industries, une gigantesque entreprise locale qui, d’après la rumeur, élève des moutons comme des légumes.Pourtant, loin d’être effrayées, Lyddie et ses amies adoptent le buste féminin comme l’une des leurs. Elles la réparent et lui donnent un nom : Hard Mary. Sous leur aile bienveillante, l’étrange robot se comporte de plus en plus comme un humain. Toutefois, même dans une communauté repliée sur elle-même, les secrets ne restent jamais longtemps des secrets…

Aucune femme au monde, de Catherine L. Moore

En 1944, Catherine Lucille Moore imagine une créature hybride dont l’humanité est aux prises avec la machine.
Quand Deirdre, une star de la télévision, décède brutalement lors d’un incendie, son impresario, et Maltzer, un scientifique de génie, décident de transplanter son cerveau dans un corps artificiel. Une fois revenue à la vie dans son corps de métal, Deirdre veut reprendre sa carrière au grand désarroi des deux apprentis sorciers. Ecrit en 1944, ce roman fait écho aux débats sur le transhumanisme.

Le pouvoir, de Naomi Alderman

Et si les femmes prenaient enfin le pouvoir dans le monde entier ? Aux quatre coins du monde, les femmes découvrent qu’elles détiennent le « pouvoir ». Du bout des doigts, elles peuvent infliger une douleur fulgurante. Et même la mort. Soudain, les hommes comprennent qu’ils deviennent le « sexe faible ». Mais jusqu’où iront les femmes pour imposer ce nouvel ordre ?
« Électrisant ! Choquant ! Décoiffant ! Vous ne regarderez plus jamais les choses de la même façon ! » Margaret Atwood, autrice de La Servante écarlate.
« Mettre en lumière les travers des humains et continuer d’éveiller les consciences : c’est là que réside le pouvoir de ce livre. »

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Moi, C’est Anne-Charlotte

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