L’été 2025 démarre sur les chapeaux de roue : entre festival, sorties piscine, températures caniculaires, j’ai peu lu ce mois-ci et les livres audio m’ont encore sauvé la vie ! J’ai aussi favorisé les textes courts et novellas pour me laisser un peu de répit et éviter la panne de lecture que je sentais pointer. J’ai pris un retard monstre dans mes services presse et dans les lectures pour le comité Livr’S. J’essaie de ne pas me mettre la pression de ce côté, mais c’est parfois compliqué.
C’est donc un petit bilan que je présente en cette fin de mois. Treize lectures, dont six livres audio, cinq novellas de la collection Une Heure Lumière (Le Bélial’), une BD et un roman. Quand je vous disais que c’était peu :’)
Qu’ai-je lu alors ?
Côté livres audio, j’ai achevé la trilogie Wayward Pines de Blake Crouch avec l’écoute du troisième tome. C’est une fin de série décevante pour moi, avec un héros trop caricatural et un ton initial qui se perd au fil des opus. Tu peux retrouver ma chronique de la saga sur mon compte Instagram.



J’ai écouté un classique du XVIIème siècle, La princesse de Montpensier, de la fameuse Madame de La Fayette, dans l’optique de redécouvrir des classiques de la littérature en audio, comme je l’avais fait l’été dernier avec Les Misérables (plus de 35 heures d’écoute). Un texte court qui conte les déboires de la belle Mlle de Mézières, contrainte d’épouser le prince de Montpensier alors qu’elle aime le duc de Guise. Un récit de 1662 que j’ai beaucoup aimé redécouvrir en audio.

Quinze ans après les faits qui surviennent dans le roman Dans la forêt de Jean Hegland, Le temps d’après nous projette dans la vie que mènent les soeurs Nell et Eva, avec le jeune Burl. Installé.e.s au coeur de la forêt, le trio vit en autarcie, coupé du monde. Si le premier tome avait peiné à me convaincre, j’ai aimé cette suite qui se déroule dans un monde post-apocalyptique au coeur d’une merveilleuse forêt nourricière. Si je n’avais pas eu Nextory, je pense que je n’aurais jamais découvert la suite. C’est donc un nouveau point pour les livres audio qui me permettent de faire de belles découvertes !


Dans la collection Totem de Gallmeister, je demande maintenant La cabane aux confins du monde de Paul Tremblay ! Ce roman m’intriguait beaucoup, notamment l’aspect secte post-apo et thriller à suspense. Bon, pour moi, ça a moyen marché. Je l’ai trouvé très répétitif, tirant en longueur et pas super convaincue par la fin. L’idée est bonne mais je dois avouer que le soufflet est vite retombé après un démarrage qui m’avait pourtant scotchée. Un peu dommage mais je ne regrette pas de l’avoir découvert.
Enfin, un livre que je souhaitais lire depuis sa sortie ! La langue des choses cachées de Cécile Coulon, un roman dont on parle comme un véritable petit bijou de prose poétique sombre et violente. Le texte est un flot tumultueux qui semble ne jamais prendre fin, l’autrice explore la noirceur de l’âme humaine dans ses moindres recoins. Un récit puissant et percutant. Après cette belle incursion dans l’univers de l’autrice, j’ai souhaité découvrir d’autres de ses romans et quelle chance car Nextory en propose plusieurs ! J’ai terminé le mois de juin avec Une bête au paradis, un récit sur la ruralité, l’amour, la terre. Des personnages vrais, palpables. Un style simple mais tellement réel.


J’ai fait le tour des livres audio de juin, je passe désormais aux cinq novellas de la collection Une Heure Lumière publiés chez Le Bélial’. Pour commencer, As-tu mérité tes yeux, d’Eric LaRocca, qui m’a profondément remuée et dont j’ai publié la chronique sur Instagram. Une pépite du body horror à ne pas mettre entre toutes les mains. J’ai ensuite lu la novella de Robert Jackson Bennett A lire à ton réveil. Un texte original sous forme épistolaire aux accents fantastiques et gothiques. Assez spécial mais c’est agréable de lire cet auteur dans un autre style que de la fantasy. J’ai lu Défense d’extinction, de Ray Nayler, dont j’avais adoré sa Montagne sous la mer, aux éditions du Bélial’. Tu peux retrouver ma chronique ici. Reçu dans une box Kube, La peste du léopard vert de Walter Jon Williams est un texte qui m’a beaucoup marquée. J’avais envie de lire un récit qui parle de transhumanisme et de la dangerosité de celui-ci. Autant dire que j’ai été comblée. Enfin, j’ai terminé par le hors-série de 2021 qui contient la nouvelle Un château sous la mer de Greg Egan. Un peu confus à mon goût, le récit ne m’a pas autant transportée que ce à quoi je m’attendais.





La BD que j’ai lue ce mois-ci est un service presse réalisé pour les éditions Ankama. Et ce fut une très jolie découverte ! Flux, de Jop, est une oeuvre de science-fiction poétique, onirique et contemplative. Un très beau voyage aux côtés de Tildä et du vieux poète sur une planète aux confins de l’univers. Tu peux lire ma chronique ici.

Pour finir, le seul roman que j’ai lu en juin ! Ça me fait drôle de l’écrire parce que j’ai l’habitude de lire bien plus, mais bon, c’est comme ça ! Je te présente donc Bain de boue, de Ars O’, un roman aussi singulier que déroutant, dont l’auteurice souhaite garder l’anonymat pour le moment. Un monde post-apo recouvert de boue, un refuge qui abrite un groupe de survivants dirigés par le Jardinier, sorte de gourou implacable qui asservit certains pour les travaux, les autres pour son plaisir personnel. La vie est rude pour les deux castes, si bien que quatre d’entre eux décident de s’enfuir, à la recherche d’une vie meilleure. Mais il va falloir survivre à la bauge, à l’humidité qui fait pourrir, aux coulées de boue qui emportent.

Voilà le tour de mes lectures du mois de juin ! Un petit mois comme je l’ai dit, mais de belles découvertes malgré tout. Je lutte contre la panne de lecture qui me pend au nez en continuant les livres audio et la lecture de petits textes comme ceux de la collection UHL, en espérant que cela me passe vite pour que je puisse reprendre le cours de mes services presse !
On se retrouve fin juillet pour le prochain bilan 😉









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